24 juillet 2006
J'irais cracher sur vos tombes!
Je ne me suis assumée que très tard. J'ai été raillée pendant longtemps, comme Stef, pour les mêmes raisons. Malformation au visage, surpoids, timidité. J'ai découvert le gothique pendant cette période. Je me suis découverte. J'ai commencée à m'ouvrir aux autres.
J'ai vécu des choses très dures dans mon enfance et mon adolescence. Je n'essayais même pas d'être heureuse, je ne savais pas ce que c'était.
Petit à petit, j'ai connu un printemps qui m'a enlevé tous mes cocon, coquille par coquille. J'ai toujours été gothique, sans le savoir.
J'ai connu mon premier mec très tard, à 20 ans (premier même pour les baisers). Grâce à une amie. Elle souffrait d'une rupture, avait besoin de sortir. Je ne connaissais pas cette vie. Je n'avais pas vraiment d'amie. Petit à petit le monde s'est ouvert autour de moi. Et j'ai appris qu'il n'y avait que moi qui pouvais me rendre heureuse. Que c'était à moi de faire les démarches. La claque! J'attendais trop des autres en gentille petite fille discrète et soumise que j'étais.
J'ai décidé de suivre mon coeur et d'obéir à mes coups de tête. Pas grand chose... Filer mon numéro de tel à un inconnu. Faire du pied sous la table à un copain de longue date. M'habiller comme je le souhaitais, ne plus me cacher.
Je ne m'assumais pas. Je suivais les conseils de ma mère (et désolée maman, mais tes conseils, euh, ben voilà quoi, fringues qui cachent tous ternes, beuhhhh). Un copain un jour (complètement bourré mais bon) m'a dit mais arrête de cacher tes seins bordel, ont les voit tous quand même et ils t'attirent des regards que tu ne voient même pas. Il pensait que je serais pas cap (le truc à pas me dire).
J'ai commencé à me montrer. Décolleté, fringues moulantes. Ca faisait râler ma mère. Et j'ai aimé la faire râler, je m'affirmais. Et bizarrement à ce moment, on me voyait, j'attirais. En me faisant plaisir, en mettant des choses que jamais je ne me serais permise, j'ai été vue. Parce que ça me filait la pêche de me faire plaisir. Et quand on se fait plaisir, on plait et on fait plaisir aux gens. Je suis parfois très noire, mais j'attire parce qu'à l'intérieur, j'ai un arc en ciel de bonheur et de bien-être dans l'âme. Je suis sortie avec des mecs qui attiraient tous les regards. Pourtant je ne suis pas une nana qui convient aux canons actuel. Je suis très ronde. Mais je me suis tapé des mannequins, des playboys, des mecs que les nanas branchées et populaires me jalousaient. Je vis pour moi.
Je profite de tout ce dont je peux profiter. Si je veux quelque chose, je me démerde pour l'avoir.Ca sert à rien d'être le plus riche du cimetière. Je me fiche royalement de convenir aux autres, on me prend comme je suis sinon on me prend pas. Et les gens qui ne me veulent pas comme je suis, je ne vois pas l'intérêt de les avoir dans mon entourage. Ma mère m'a dit un jour que dans la vie il fallait savoir être égoïste. AMEN!
Personne ne peut être heureux à ma place. Mais si je suis heureuse, si je pense à moi, j'attire les autres et je peux être là pour eux.
Je me prends des baffes monumentales de la vie depuis que je suis môme. Mais j'ai la niaque, je me relève et je leurs crache tous à la gueule à ces JESAITOU bien pensant, engoncer dans leur quotidien de magazine, qui ne vivent pas pour eux mais pour le paraître.
Mon bonheur, je le dois à personne.
Mon homme, j'ai beaucoup de chance de le connaître. Il pense comme moi. Avec lui je suis libre. Libre d'être moi. Le plus beau compliment qu'il ai pu me faire : "avec toi, je suis bien, je suis libre". Cette liberté nous rapproche constamment. On est très soudés. Et chacun vit sa vie tout de même. S'il veut partir en vadrouille au fond des bois, libre à lui, je lui demande juste de me dire où et quand, histoire de pas 'inquiéter. Moi si j'ai envie de sortir au resto avec une copine, resto où en plus il sait très bien que je me fais draguer par le serveur et que je joue avec, libre à moi. Si j'ai envie d'avoir les cheveux, blonds, puis rouge, puis noirs, puis chocolat, c'est mon choix (et lui il change de femme du coup, en un coup de colorant). Personne ne peut m'apporter autant que lui.
La vie on la vit pour soit, nos erreurs, c'est nous qui les payons, pas les autres. Nos bonheurs, ne les devons à personne mis à part nous même.
Les gens ce qu'ils pensent, je m'en tamponne. Oui je souffre tout de même quand je me prends une remarque négative. Mais cette personne je veux juste lui cracher mon bonheur et ma réussite à la gueule.












